Pour ou contre de Votre Député
- Contre
L’augmentation de la redevance télé pour financer la télévision publique et à l’inverse pour un prélèvement sur les bénéfices des grands groupes du secteur des NTIC.
- Contre
La nomination par le Chef de l’Etat du Président de la Télévision publique. Ce pouvoir qui serait accordé au Chef de l’Etat n’est pas cohérent avec la réforme des institutions qui vise justement à mieux encadrer le pouvoir présidentiel en matière de nomination.
- Pour
Le service minimum dans les écoles élémentaires car si la grève est un droit, pouvoir aller travailler, aussi.
- Pour
La liberté pour chaque entreprise de négocier avec les représentants syndicaux le temps de travail de ses salariés et le décontingentement des heures supplémentaires.
- Pour
- Pour
- Pour
- Pour
- Contre
Le boycott des JO de Pékin.
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A cinq mois des Jeux Olympiques, les appels aux boycott se multiplient, cette solution étant présentée par certains comme le seul moyen de faire pression sur le Gouvernement Chinois qui persiste dans la négation des libertés et des droits les plus élémentaires des Tibétains et qui plus largement, continue de brimer, toute velléité de liberté de parole et de penser partout en Chine.
Comment croire que le boycott des JO réglera la question du respect des droits de l’homme en Chine et au Tibet ? En 1980, le boycott des JO de Moscou par 58 Nations n'a pas empêché l'Union Soviétique de poursuivre sa guerre en Afghanistan.
Nous ne devons pas perdre de vue au contraire, que les JO représentent pour les Chinois une formidable occasion de s'ouvrir au monde et de montrer la réalité de la gouvernance chinoise dans tous ses excès. 25 000 représentants des médias internationaux, des milliers d’athlètes et de touristes seront les témoins directs des pratiques chinoises.
Plutôt que de faire peser sur des sportifs qui se préparent depuis 4 ans une responsabilité qui n’est pas la leur, ne faut-il pas plutôt exiger de nos Etats qu’ils s’accordent enfin sur une ligne de conduite commune ferme pour exercer sur le Gouvernement Chinois une pression diplomatique et économique suffisamment sérieuse ?
Si la responsabilité individuelle de chacun est engagée ; c’est surtout le courage et la volonté politiques des Etats qui sont ici en cause. Des actions symboliques comme celles de RSF lors de l’allumage de la flamme olympique sont des opportunités formidables pour dénoncer les exactions chinoises.
- Contre
L'ouverture des magasins le dimanche si cela n'est pas consenti d'un commun accord entre le salarié et l'employeur et si la preuve n'est pas faite que le chiffre d'affaires du dimanche est largement supérieur aux autres jours de la semaine.
- Contre
Le projet de confier à un enfant de CM2 la mémoire d'une petite victime de la shoah.
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Le Chef de l’Etat proposait mi février que chaque élève de CM2 "se voit confier la mémoire d'un enfant français victime de la Shoah". Cette proposition part d’une intention louable : celle du devoir de mémoire et d’histoire. Malheureusement proposée sans concertation préalable, elle a suscité une polémique presque logique.
Expliquer les horreurs de l’extermination des Juifs lors de la dernière guerre mondiale, oui. C’est évidemment une nécessité absolue.
Mais faire porter à un seul enfant de 9 ou 10 ans tout au plus, la mort d’un autre, en lui demandant de s’approprier l’histoire de cet être défunt, non.
La charge psychologique et émotionnelle est trop forte. La plupart d’entre nous sent bien qu’il y a là un risque de déchirement, de culpabilité, de morbidité beaucoup trop lourd pour de très jeunes enfants. C’est, à mon sens, l’approche pédagogique qui doit primer et non l’approche affective.
On peut travailler sur la guerre et ses horreurs, y compris en primaire. On peut exercer notre devoir de mémoire et de transmission des savoirs sans pour autant jouer sur le seul registre de l’émotion, du transfert, de la repentance et du martyr. On peut relater des faits historiques, rendre compte d'événements passés. Pour cela, les livres, les documents photos, vidéos mais aussi les musées, les mémoriaux ou encore les témoignages de survivants ou de familles déportées sont des outils précieux.
Il faut aussi faire confiance aux enseignants ; ce sont des passeurs d’information essentiels qui savent faire leur travail et qui connaissent parfaitement le mode de fonctionnement et la psychologie des enfants. Rien ne doit se faire sans en dialoguer avant avec eux.
Simone Veil, déportée à 16 ans, a eu des mots assez durs sur cette idée de personnification du martyr des enfants juifs. Je partage pour l’essentiel son sentiment.
L’Elysée a ouvert un débat intéressant, certains diront une polémique. On parle aujourd’hui de confier la mémoire d’un enfant victime à toute une classe. C’est une avancée significative, pour autant, la concertation doit se poursuivre avec le milieu enseignant, les instances juives de France, les anciens déportés, mais aussi le corps médical pour que soient définies les meilleures modalités de sensibilisation de nos enfants aux horreurs de la dernière guerre.
- Plutôt contre
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Les 43 membres de la Commission pour la libération de la croissance française (CLCF) présidée par Jacques Attali, ont rendu leur copie. 316 « idées » dont l’ancienne éminence grise du seul président de gauche de la Vme République, demande l’application en totalité, sinon rien. Autrement dit, un chèque en blanc qu’on ne peut évidemment pas lui donner. Car, comme dans tout rapport, il y a de bonnes idées mais il y en a aussi des mauvaises.
Prenons le 1er chapitre sur l’école. On trouve là « l’évitement » du redoublement, pire, l’évaluation pédagogique des professeurs par leurs propres élèves, sans parler des mesures dites innovantes alors qu’elles sont déjà en application comme la suppression de la carte scolaire et le recentrage sur les savoirs fondamentaux.
Quant à l’université, on nous parle d’autonomie et de financements privés, ce qui est l’objet de la 1ère loi Pécresse votée l’an passé, au lieu d’aborder les vraies questions comme la refonte des filières ou la définition de « quotas ». La Commission lance aussi l’idée de 10 grands pôles universitaires internationaux. Un train trop tard puisque cela est déjà en marche avec les pôles de compétitivité.
Réformer oui, mais pas sans concertation
Parmi les suggestions d’ordre économique, on trouve, la réduction des délais de paiement des PME, la suppression des effets de seuils, un statut fiscal et administratif simplifié pour les entreprises, la modernisation de la représentativité syndicale ou encore le droit individuel à la formation … De très bonnes idées au demeurant mais qui sont pour l’essentielle soit déjà engagées, soit inscrites à l’ordre du jour pour 2008 et 2009.
Jacques Attali propose plus loin la suppression des Départements. Je m’interroge ! Plutôt que de supprimer ne faudrait-il pas d’abord cesser de créer sans cesse de nouveaux échelons comme l’ont fait Mme Voynet et Mm Chevènement ou Gayssot qui ont empilé les strates que l’on connaît aujourd’hui.
Chacun le sent bien : la modernisation de notre pays, la simplification administrative et la déréglementation de certains secteurs sont nécessaires et urgentes. Mais on ne réformera pas sans concertation.
On le voit avec la polémique sur les professions réglementées visées par le rapport Attali comme les taxis, les notaires, les pharmaciens ou encore les coiffeurs.
Prenons la coiffure, second secteur d’activité de l’artisanat avec 62 700 entreprises pour 115 000 salariés (dont 10% uniquement à domicile). En 2006, cette profession a accueilli 5300 nouveaux chefs d’entreprise. Ecrire que les conditions d’exercice de la coiffure brident la création d’entreprises et d’emplois est contredit par les faits. Faire croire que la suppression du brevet professionnel pour ouvrir un salon va permettre de créer des milliers d’emplois est un leurre.
Prenons un second exemple : la dérégulation de la pharmacie. Les pharmaciens ne sont pas de simples commerçants, ce sont des professionnels de santé, qui sont prêts à évoluer. Mais proposer l’ouverture à des investisseurs non pharmaciens représente un risque pour l’indépendance scientifique tout comme envisager de sortir du monopole les médicaments ne nécessitant pas une prescription, c’est oublier que tout médicament est potentiellement dangereux s’il est mal utilisé. Sur ce point, le principe de précaution doit être maximal.
Sur les taxis, le Gouvernement vient de trancher. Rien ne sera engagé dans la foulée du rapport. Des discussions doivent s’ouvrir sur l’ouverture des tarifs, la détaxe de carburant ou encore l’éco pastille.
Au Parlement de décider
Il faut des évolutions mais pas une révolution sans concertation avec les professionnels concernés.
Le Parlement est saisi. Nous sommes au travail. Notre postulat est d’examiner ce rapport sans parti pris idéologique mais du point de vue pragmatique, pour déterminer quelles idées retenir et mettre en oeuvre.
Il y a de bonnes idées, (la réduction des dépenses publiques de 1 % du PIB dès 2009, l’interdiction d’endettement pour les opérateurs d’Etat, la poursuite de la simplification administrative, l’évaluation des politiques publiques…). Charge à nous de les discuter.
Le temps des experts est passé : c’est maintenant au Parlement que revient la responsabilité d’examiner les 316 idées, de les confronter à la réalité, de mesurer leur applicabilité et leur efficacité et de décider de l’action qui sera effectivement engagée.
- Contre
- Pour
- Pour
La ratification par le Parlement du Traité de Lisbonne (texte mis au vote le 4 février) pour permettre à l'Union Européenne de fonctionner dans une configuration à 27 Etats membres.
- Pour
La mise en place d’une fiscalité écologique qui viendrait peu à peu se substituer à la fiscalité du travail et pour une TVA à 2% sur tous les produits alimentaires de première nécessité.
- Contre
La délocalisation du Conseil des Ministres pour des questions de coût. Un déplacement en Nouvelle Calédonie comme cela a été envisagé serait mal venu.
- Pour
Le recentrage en primaire de l’enseignement sur les savoirs fondamentaux, lire, écrire et compter, l’abolition du collège unique et la réforme des lycées.
- Toujours Contre
L’entrée de la Turquie au sein de l’Union Européenne. Ce pays est à 90% en Asie mineure. Si un partenariat économique et culturel renforcé est envisageable, en aucun cas une intégration politique à l’UE n’est souhaitable.
- Pour
La réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour les auteurs de violence et crime sur enfants, en particulier dans le cas d’une récidive.
- Pour
L’alignement des régimes spéciaux sur le régime général de la fonction publique puis l’alignement de ces deux régimes sur celui du secteur privé, d’abord par souci d’équité entre les Français. Pour la définition de nouveaux critères de pénibilité et un point d’équilibre dans le mode de calcul des pensions entre les 6 derniers mois de salaire du public et la moyenne des 25 meilleures années du privé.
- Contre
Le blocage des universités. La grève est un droit inaliénable ; empêcher quelqu’un d’étudier en bloquant les lieux d’enseignement doit être réprimandé. Il faut oser parler de sélection ; il faut oser parler de quotas en fonction des débouchés ; il faut renforcer les passerelles entre l’entreprise et l’université. Car c’est un crève coeur de voir tant de jeunes s’engager dans des filières sans avenir quand tant de métiers sont sans main d’oeuvre.



