Editorial de Bernard Depierre

Edito

Après les élections régionales, réagir

 

Le résultat des élections régionales n'a laissé insensibles ni le gouvernement ni la majorité présidentielle du Parlement. Avec seulement 3 régions conservées ou gagnées sur 26, la majorité n'a en effet pas résisté à plusieurs phénomènes.
Le mode de scrutin majoritaire à 2 tours tout d'abord, l'abstention massive de près de 50% des électeurs également, enfin, la volonté de sanctionner le pouvoir, comme c'est souvent le cas dans les élections intermédiaires.

 

Les parlementaires de notre majorité ont analysé sereinement les diverses causes à cet échec avec leur Président Jean-François Copé et avec le Premier Ministre François Fillon.

L'analyse de l'échec a été sans concession : ouverture politique à gauche jugée excessive et non positive, réformes trop nombreuses et mal expliquées aux français même si la plupart sont très importantes (défiscalisation de l'intérêt d'emprunt immobilier, suppression des droits de succession, service minimum dans les transports publics, à l'école...). Les Députés ont aussi évoqué certains problèmes majeurs à leurs yeux : les questions de la hausse des violences et le dossier des retraites mais aussi la réforme des collectivités territoriales non comprise.

Cette reconstruction psychologique a été suivie d'une construction politique. Les députés ont serré les rangs derrière le gouvernement et le Président de la République avec la ferme volonté de réagir sans changer de ligne politique mais en s'attaquant délibérément aux sujets reprochés par les électeurs. Seule l'union de la majorité permettra de retrouver des couleurs. Dans ce cadre, le Président de la République doit être le dénominateur commun de la majorité, le gouvernement et le Parlement vont s'atteler à la réforme des collectivités territoriales avec la ferme volonté de simplifier et de réaliser des économies. Il est capital d'infléchir le déficit public en réduisant les dépenses. Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite reste la ligne de conduite. La réforme des retraites sera faite après concertation en 2010.

Enfin, je me réjouis de la volonté affichée du Président de la République de revoir les parlementaires de la majorité très régulièrement. Il s'est engagé à maintenir le cap des réformes pour que la France change et sorte au plus vite de la crise dont les conséquences ont clairement pesé sur les dernières élections.

 

 


Bernard DEPIERRE

Député de Côte-d’Or